A la bonne franquette

Cette expression viendrait de « franchette » qui voulait dire « franchise » mais qui se prononçait « franquette » dans les régions normandes et picardes au 17ème siècle. Il faut comprendre ce terme comme « libéré de toute règle », notamment des contraintes liées aux grandes réceptions.
Vers le 18ème siècle, on y a ajouté « bonne » pour appuyer encore le sens. Selon l’historien Claude Duneton, cette expression pourrait se comprendre aussi comme le contraire de « à la française » qui signifiait « luxueusement » au 16ème siècle.
Recevoir des amis « à la bonne franquette » veut donc dire qu’on les invite à manger en privilégiant la convivialité sur le luxe et la qualité des mets.
C’est un peu le contraire de « mettre les petits plats dans les grands ».

A cheval donné on ne regarde pas la bouche

Pendant des siècles, le cheval était l’unique moyen de locomotion et de travail dans les champs. Il était donc important d’en posséder si l’on ne voulait vivre comme un SDF. Si l’on recevait un cheval, on était forcément heureux car c’était un présent de grande valeur. C’était vrai même pour un cheval n’étant plus de toute première jeunesse. Or, comment se rend-on compte de l’âge d’un cheval ? En regardant sa bouche, ou plus exactement ses dents. Cette expression signifie donc que si on vous offre un cheval, quel que soit son état de santé, mieux ne pas rechigner et accepter ce présent avec bonheur. On dit également : « à cheval donné on ne regarde pas les dents » ou encore « la bride ».